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Photo: Les rois de la vitesse - Record - Rolex Daytona ©


Rolex - Daytona

Les rois de la vitesse


La ville de Daytona en Floride est entrée dans l’histoire comme la capitale mondiale de la vitesse. Des courses automobiles se sont déroulées sur sa plage dès 1903 et de nombreux records du monde de vitesse y ont été battus l’un après l’autre au fil des années, le plus important culminant à près de 450 km/h en 1935. Aujourd’hui encore, Daytona est considérée aux Etats-Unis comme le « centre mondial de la course automobile ». L’International Speedway Corporation qui y a son siège chapeaute treize circuits américains – dont le mythique Daytona International Speedway, qui en est l’origine. Daytona abrite également les instances dirigeantes du NASCAR et du GRAND-AM.

Les rois de la vitesse
De 1903 à 1935, la plage de sable dur de Daytona en Floride devient célèbre dans le monde entier comme le lieu parfait pour battre des records de vitesse. Pas moins de 80 records officiels y sont établis, dont 14 records de la vitesse la plus élevée au monde. Un panneau longtemps installé à l’endroit où se tenait le « measured mile » – un mile* délimité sur le sable servant d’étalon pour calculer la vitesse de ceux qui le parcouraient – listait alors quelques-uns des exploits les plus célèbres, notamment ceux de W.K. Vanderbilt en 1904, établissant avec 92 mph (pour miles per hour), soit 148 km/h, le premier record du monde à Daytona, ou de Barney Oldfield et sa Lightning Benz, sacré roi de la vitesse en 1910 avec 131 mph (210 km/h). Lequel déclara à l’issue de son record qu’une telle vitesse « approchait la limite absolue à laquelle l’humanité pourrait jamais se déplacer ».

Ralph DePalma, l’un des plus grands pilotes de son temps, avec sa puissante Packard de 12 cylindres, établit un nouveau record mondial en 1919 à 149 mph (240 km/h) – record qui prendra plus de dix ans à être battu. Puis vient l’époque des deux plus formidables rivaux de l’histoire de la conquête de la vitesse : Malcolm Campbell et Henry Segrave. Ces deux riches Britanniques, qui seront chacun anoblis par le roi d’Angleterre pour leurs records de vitesse, commencent à s’affronter dans les années 1920 sur le circuit des Brooklands en Angleterre, le premier circuit automobile du monde construit en 1907. Lorsque leurs voitures toujours plus puissantes se révèlent trop rapides pour l’ovale en béton des Brooklands, ils se tournent vers les plages, à Pendine Sands ou Southport en Grande-Bretagne d’abord, puis, forcément, à Daytona. Chacun construisant en secret un engin capable de dépasser la barre des 200 mph (321 km/h), une vitesse que seuls les avions atteignent à l’époque.

Leurs bolides, conçus spécifiquement pour des courses en ligne droite sur la plage, sont d’ailleurs équipés de moteurs d’avion. Segrave remporte la première manche en 1927 à Daytona avec sa Sunbeam Mystery S, atteignant 203 mph (328 km/h).C’est le premier record homologué selon les normes internationales en calculant la vitesse moyenne de deux passes en sens inverse dans un mile mesuré, afin de compenser l’effet du vent. Campbell prend sa revanche l’année suivante avec sa Bluebird – le nom qu’il donnera à toutes ses voitures – à 207 mph (333 km/h). En 1929, Segrave reprend la main à 231 mph (372 km/h) avec son nouveau bolide Golden Arrow, un record du monde qui lui vaut son titre de noblesse et la première page du New York Times. Tragiquement, il disparaît un an plus tard dans un accident de bateau en tentant de battre un record de vitesse sur l’eau. Campbell devient dès lors le roi incontesté de la vitesse, battant année après année ses propres records du monde à Daytona avec des versions toujours plus puissantes de sa célèbre Bluebird. Ses exploits attirent des milliers de personnes ainsi que la presse du monde entier. En mars 1935, visant les 300 mph (482 km/h), il fait une pointe à 330 mph (531 km/h) lors de son premier passage – la plus haute vitesse atteinte à Daytona –,
mais des problèmes lors du trajet de retour réduisent la vitesse moyenne de son record officiel à 276 mph (445 km/h). C’est le dernier record établi sur la plage de Daytona. Cet échec incite Campbell à tester un nouveau site, l’étendue salée de Bonneville Salt Flats dans l’Utah. En septembre de la même année, il relève son défi en y établissant son ultime record officiel à 301 mph (485 km/h). Durant cet exploit, et depuis 1930, Campbell porte une Rolex Oyster, dont il témoignera – sans jamais accepter de rémunération de Rolex comme en attestent des publicités de l’époque – de son exceptionnelle résistance aux chocs et aux vibrations. Ainsi, le premier Témoignage Rolex dans le domaine des sports automobiles est déjà étroitement lié à Daytona.

« Daytona Beach, en Floride, est l’unique endroit que je connaisse où il est possible d’établir des records mondiaux de vitesse. Le sable compact est presque aussi dur que du béton et il y a assez de distance pour accélérer au maximum. »
Sir Malcolm Campbell, détenteur du record mondial de vitesse, mai 1932.

 

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