CHRONIQUES INTERNATIONALES - LUXE & PRESTIGE

Photo: Mode femmes - Luxe Fashion - Dior ©


Dior

Dior Prêt-à-Porter Collection Printemps-Été 2015


Providence (Extended remix : Sampler et remixer l’histoire en regardant à la fois en avant et en arrière pour préparer le futur. Pour la collection printemps-été 2015, Raf Simons, directeur artistique de la maison Dior, explore un passé enrichi d’éléments futuristes, démocratisant les plus anciennes traditions de la haute couture qu’il emporte vers le monde du prêt-à-porter.

« Dans mon dernier défilé de haute couture je me suis intéressé au processus de création qui fait naître une idée extrêmement moderne d’une base très historique, en particulier à travers la juxtaposition de différents thèmes, explique Raf Simons. Pour cette collection, je voulais poursuivre le voyage, il me semblait qu’il y avait plus encore à explorer. En partant des éléments et du langage même de la couture pour les entraîner plus loin, je voulais que le prêt-à-porter paraisse plus moderne, plus dynamique, plus vrai, je voulais le rendre accessible à un plus large public.»

Refusant la stricte citation au profit d’une imagination débordante, l’étendue historique de la collection commence avec des influences du XVIIIe siècle puis mêle les tenues de cour féminines et masculines tout en synthétisant des idées empruntées aux uniformes de pilotes et de cosmonautes, voire d’écolières ou de skaters.

Aux robes à la Française (variation autour des robes traditionnelles du XVIIIe siècle, mélange de styles structuré principalement autour de robes à panier portées avec des body) succèdent des combinaisons de pilote ; les justaucorps et gilets (inspirés par les manteaux de cour masculins du XVIIIe siècle) enchaînent sur l’esthétique urbaine des shorts de skaters et la forme fluide des robes à godets. De longs manteaux aux courbes sinueuses d’inspiration edwardienne voyagent à travers l’histoire et le temps, taillés dans de lourds satins de soie lavés ou dans d’épais cuirs de veau. La transposition de détails techniques traditionnels est au service de la forme; les corsages deviennent jupes, les vestes, des blouses à smocks ajourées, tandis que les souliers sont tricotés à la main. Les accumulations répétées de jacquards de soie traditionnels apparaissent telles les différentes strates de l’histoire, alors qu’un nouveau « micro-jacquard » prend la forme d’un quadrillage 2.0 en écho au traditionnel cannage Dior, lui-même réinterprété sur les accessoires en cuir.

« J’ai commencé par me demander : qu’est-ce que la modernité ? Je voulais partir d’un langage qui serait l’exact opposé de celui que j’ai eu jusqu’à présent chez Dior, explique Raf Simons. C’était l’idée de confronter les différentes visions que les gens considèrent aujourd’hui comme des esthétiques modernes –il me semblait plus contemporain d’aller vers un passé lointain plutôt que moderniser l’esprit des derniers décennies. Le défi était d’emporter une attitude contemporaine vers quelque chose de très historique, d’apporter de la simplicité et de la décontraction à quelque chose qui pourrait paraître théâtral. C’est l’attitude qui compte. »

Le défilé a lieu cette saison dans la Cour Carrée du Louvre, plus ancienne partie du musée et coeur d’un Paris historique. Aux différentes époques que le bâtiment a traversées, s’ajoute aujourd’hui l’intérieur futuriste du défilé qui met en exergue la complémentarité de l’ancien et du moderne : passé et futur ne sont qu’un.

 

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