CHRONIQUES INTERNATIONALES - LUXE & PRESTIGE

Photo: Louis Vuitton © - Mode femmes - vetements de luxe - Prestige


Louis Vuitton

Collection Femmes Automne / Hiver 2012 - 2013


L’horloge sonne 10 heures. Dans une nuage de vapeur, une locomotive étincelante entre en gare.
De sa première voiture - en livrée d’un noir élégant et d’un bleu royal affichant en lettres d’or le nom de Louis Vuitton - descendent 47 des voyageuses les plus glamours jamais croisées. Après les ascenseurs d’hôtel, après le carrousel de fête foraine, le rêve de Marcs Jacobs pour Louis Vuitton amorce un nouveau voyage avec cette collection Automne/Hiver 2012-2013 qui se veut un clin d’oeil espiègle au passé de la Maison, ainsi qu’un regard provocateur sur l’avenir de la mode. La première chose que l’on remarque directement est la nouvelle silhouette. Une coupe trapèze allongée si gracieusement que même dans les nombreux looks montrant un manteau porté sur une jupe et une jupe sur un pantalon, les proportions conservent leur légèreté et leur élégance. Vient ensuite une pléthore de détails luxueux, dont l’exubérance croît au fur et à mesure que les silhouettes défilent, démontrant une fois encore le savoir-faire prodigieux de l’atelier Louis Vuitton et sa manière de transformer des articles du quotidien - son expression la plus saisissante étant ces ornements festifs tissés dans le tweed d’un manteau - en objets de désir les plus extraordinaires. La silhouette d’ouverture donne le ton : un manteau en laine s’évasant doucement sur une jupe midi et un pantalon cigarette slim, le tout dans un camel raffiné. Les épaules et manches étroites du manteau sont contrebalancées par des revers exagérément ronds et de très grands boutons bijoux, rappelant subtilement les fleurs Monogram de Louis Vuitton, qui sont en règle générale présentés comme une manière de remplacer les bijoux. Le motif Damier, un autre emblème de Louis Vuitton, fait une apparition discrète sur une jupe trapèze et une tunique de style corset dont la coupe néo-empire attire l’oeil sur le cou et le décolleté, constituant un patchwork complexe de cuir mat et brillant, où chaque carré est assemblé par des pierres précieuses, elles-mêmes fixées par quatre mini-perles sans aucune couture visible.

Vient ensuite une série d’ensembles aux revers en faux poney affichant de l’extravagant brocart confectionné à la main dans des associations de couleurs - rose et camel, moutarde et brun - rappelant les années 1970, alors que d’autres silhouettes montrent un motif à carreaux frappant réalisé à partir de faux cuir de poney appliqué sur de la laine Shetland double face, puis rebrodé de pierres et sequins.

Le contraste entre la simplicité de la ligne et la complexité de l’ornement est crocheté de brocarts piqués de sequins en hologrammes dévoilant des images de feuilles et des motifs géométriques sur les tuniques, robes et manteaux à revers en Shetland double face ou manches en cuir d’autruche. Le cuir d’autruche, poli jusqu’à un lustre inhabituel, occupe une place proéminente dans la silhouette de clôture de la collection, qui s’achève par un look spectaculaire mettant en scène un manteau redingote noir en autruche sur une longue robe dans une tulle de tweed étincelante et ornée de sequins. La silhouette déjà allongée est encore étendue - à une extrémité - par des chapeaux hauts en feutre ou cuir de poney créés en collaboration avec l’extraordinaire modiste Stephen Jones et - à l’autre extrémité - par les talons vertigineux de chaussures inspirées par les si féminines Mary Jane ou les richelieus traditionnels des hommes. Qu’elles soient en crocodile, autruche ou veau, elles emmènent le jeu sur les proportions de la collection vers des extrêmes caricaturaux avec un bout exagérément carré, parfois accentué par des embouts contrastés. Les lanières fines sont attachées avec de gros boutons ronds ou bijoux semblables à ceux du prêt-à-porter ; des trépointes énormes courent tout autour de la chaussure et descendent les talons, et ces derniers, transparents et brillants, contrastent avec le cuir mat. Parmi les autres accessoires incontournables, on retrouve des gants longs à boutons bijoux en cuir d’agneau bicolore ou d’aspect vintage, ainsi que des lunettes de soleil rondes oversize en acétate aux couleurs vives ou incrusté de strass.

Les véritables pièces phare sont toutefois les sacs, et bien sûr les porteurs en uniforme et gants blancs qui en sont chargés, suivant chaque voyageuse glamour à une distance respectueuse. En plus des légendaires boîtes à chapeau Louis Vuitton, luxueusement revisitées en crocodile, on retrouve une gamme extraordinaire de sacs dans lesquels la voyageuse pourra ranger ses biens les plus précieux comme le veut la tradition de la Maison. Fort à propos, un sac valise aux lignes épurées rappelant la silhouette simple des vêtements est décliné en cuir d’autruche poli ou en patchwork Damier, tandis qu’un sac à soufflet spacieux et un Speedy retravaillé affichent le motif Monogram en sequins sur de la laine ou l’imprimé léopard de Stephen Sprouse sur de la fourrure. La toile Monogram est garnie de crocodile sur un sac de docteur avec une grande boucle ronde. Cette nouvelle signature de la saison se devine également en voyant les longs poils de chèvre à effet dip-dye recouvrant un joli sac à main carré.

 

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