ART & CULTURE - LUXE & PRESTIGE

Photo: Montres de luxe - Rolex ©


Rolex

1914, un jalon dans l’histoire horlogère


IL Y A CENT ANS NAISSAIT LA MONTRE-BRACELET DE PRÉCISION
En 1914, l’Observatoire de Kew en Grande-Bretagne décerne pour la première fois un certificat de Classe « A » à une montrebracelet. Ce véritable exploit, réalisé par une montre Rolex de petite taille, stupéfie le monde et marque l’avènement de la montre-bracelet moderne de précision. En effet, cette certification attestant de la plus haute précision chronométrique était jusqu’alors habituellement réservée aux imposants chronomètres de marine au terme de tests extrêmement sévères. Pour la première fois, Rolex prouve – et c’est à peine croyable à l’époque – qu’une montre-bracelet peut être aussi précise qu’un chronomètre de marine. Cette performance contribuera de manière notable à l’essor de la montre au poignet et, fort de ce succès, Rolex deviendra le plus grand fabricant au monde de montres-bracelets certifiées Chronomètres. La marque parachèvera le concept de montre moderne par l’invention, en 1926, du boîtier étanche Oysterpour protéger le mouvement, puis par la mise au point du mécanisme de remontage automatique par rotor Perpetual en 1931. Aujourd’hui, tous les modèles Oyster de Rolex sont des Chronomètres officiellement certifiés, héritage du rôle pionnier joué par la marque dans la précision au poignet.

L’exploit de la précision miniaturisée
En décrochant le premier certificat de classe «A» décerné par l’Observatoire de Kew près de Londres pour une montre-bracelet le 15 juillet 1914, Rolex réalise un exploit qui changera à jamais la destinée de la montre moderne. Prouesse de précision miniaturisée, ce premier chronomètre-bracelet relève avec brio les critères drastiques de l’Observatoire britannique, les plus sévères au monde : 45 jours de tests, dans cinq positions et à trois températures (glacière, étuve, ambiante). Pour la première fois de l’histoire, une montre-bracelet parvient à satisfaire aux exigences attendues des meilleurs chronomètres de marine. Ces instruments de navigation, dont la précision est utilisée pour déterminer la position en mer (longitude), ne tolèrent que quelques secondes de déviation journalière sous peine de compromettre la sécurité des navires. Le chronomètre-bracelet de Rolex certifié par Kew il y a cent ans affichait une déviation moyenne de seulement +1 seconde par jour.

La montre-bracelet gagne sa légitimité à Kew
Derrière cet exploit, il y a un homme : Hans Wilsdorf, fondateur de Rolex en 1905. En obtenant ce premier certificat de chronométrie de Kew, il démontre qu’en termes de précision, une petite montrebracelet signée Rolex n’a rien à envier aux meilleurs garde-temps – ni aux montres de poche, qui sont alors la norme. Car en ce début de XXe siècle, personne n’est encore parvenu à concevoir une montre de poignet véritablement fiable et précise. Outre le fait que la montre-bracelet n’est pas dans les goûts de l’époque, son petit mécanisme n’est pas capable de concurrencer celui plus grand, des montres de poche en termes de régularité et de fiabilité. Or, depuis le début de sa carrière, Hans Wilsdorf est intimement convaincu que la montre-bracelet représente l’avenir de l’horlogerie. Il concentre ainsi toute la force de sa jeunesse pour en éliminer chaque point faible. La quête de la précision sera son premier Graal. Cet entrepreneur visionnaire sait en effet que la précision est essentielle à l’acceptation et à la démocratisation de la montre-bracelet.

De l’utopie à l’avènement de la chronométrie au poignet
Près de deux siècles après la conception par John Harrison du premier chronomètre de marine, Rolex se fixe pour objectif d’égaler cette précision avec une montre-bracelet. Un premier succès est atteint en 1910 quand la marque parvient à obtenir un bulletin de chronométrie pour une montre de petit format auprès d’un bureau officiel à Bienne, en Suisse. En 1914, Rolex conçoit et fait certifier à Kew une montre-bracelet chronomètre d’une précision égalant les instruments de mesure les plus sophistiqués de l’époque. Cette performance hors norme, avalisée par le plus prestigieux observatoire officiel du monde, contribuera de manière décisive à l’essor de la montre-bracelet. Car faire de la montre de poignet un objet de haute précision, fiable et robuste, relève alors de l’utopie. Avec cet exploit, Hans Wilsdorf démontre que la précision au petit format est non seulement envisageable, mais réalisable. Cette distinction de Kew représente un gage officiel de qualité au plus haut niveau mondial pour Rolex et permet d’entrevoir un avenir radieux pour la montre-bracelet. Dès lors, pour affirmer sa position prédominante dans la fabrication de montres-bracelets de qualité et de précision, Rolex mettra un point d’honneur à développer des mouvements mécaniques certifiés Chronomètres par les observatoires et les Bureaux officiels de contrôle de la marche des montres.

L’essor de la montre-bracelet
Bien qu’officiellement attestée par des bulletins de chronométrie, la précision de la montre-bracelet atteinte par Rolex reste cependant beaucoup plus vulnérable aux chocs, à la poussière et à l’humidité que celle des montres de poche. Aussi, la quête suivante de Rolex est de concevoir un boîtier parfaitement étanche afin de protéger et maintenir la précision certifiée du mouvement qu’il abrite. C’est chose faite en 1926 avec l’invention de l’Oyster, première montrebracelet étanche au monde grâce à un ingénieux système breveté de vissage de la lunette, du fond et de la couronne de remontoir, et qui tire son nom (« huître » en anglais) de sa capacité à rester indéfiniment immergée sans subir aucun dommage. Etanche à l’eau, elle l’est également à la poussière, ennemi redoutable d’un mouvement horloger. Pour perfectionner encore ses montres, Rolex développe en 1931 le système de remontage automatique Perpetual, qui remonte le mouvement par l’action d’un rotor libre entraîné par les mouvements naturels du poignet. Plus besoin dès lors de remonter la montre manuellement par la couronne, point critique de l’étanchéité. Ce système automatique, lui aussi breveté, assure en outre au mouvement autonomie et régularité de marche. L’Oyster Perpetual de Rolex cumule ainsi les trois qualités fondamentales que sont la précision, l’étanchéité et l’autonomie, des avantages qui vont donner un essor extraordinaire à l’industrie horlogère suisse et à la montre mécanique contemporaine.

Rolex, leader historique de la chronométrie
Véritable pionnier de la chronométrie au poignet, Rolex a fait de la précision certifiée sa signature. Au début des années 1950, Rolex compte à son actif près de 90% de tous les chronomètres officiellement certifiés en Suisse depuis 1927 — date de l’entrée en vigueur de critères spécifiques aux montres-bracelets. Lorsqu’en 1951 la réglementation change et la certification des chronomètres devient obligatoirement régie par un organisme officiel, Rolex ira plus loin et s’astreindra à obtenir pour ses mouvements un bulletin portant la mention «résultats particulièrement bons». Cette distinction verra naître la célèbre formule qui figure encore aujourd’hui sur les cadrans Rolex : «Superlative Chronometer Officially Certified». Depuis la création du Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres (COSC) en 1973, les mentions spéciales ont disparu des certificats. Mais la signature sur les cadrans Rolex demeure et rappelle que depuis le début du XXe siècle, Rolex a joué un rôle central dans le développement de la montre de précision moderne. Ce leadership en matière de chronométrie se poursuit à ce jour, Rolex demeurant le plus important fabricant de mouvements certifiés Chronomètres au monde.

 

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