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Photo: Art & Culture - Cartier ©


Cartier

La Fondation Cartier pour l’art contemporain


Installée au 261 Boulevard Raspail à Paris... Elle a été conçue par l’architecte Jean Nouvel.
« Le mécénat, c’est l’intervention privée dans le domaine culturel. En tant que chef d’entreprise, je revendique un droit à l’intervention « libérale » dans ce domaine. L’entreprise est aujourd’hui citoyenne : les responsabilités qui sont les siennes en matière économique et sociale, lui imposent de ne pas se couper de son environnement culturel. La culture est une liberté. L’entreprise a un rôle à jouer dans la reconquête des libertés. Enfin, le rayonnement de la France passe par son rayonnement culturel et il est temps que les entreprises s’en mêlent ».  Alain Dominique Perrin, Paris, 1986  

Pour un engagement citoyen de l’entreprise : Cartier mécène du mécénat
Depuis 25 ans, la Fondation Cartier pour l’art contemporain s’inscrit au faîte des grandes initiatives culturelles françaises. Elle témoigne de l’engagement d’une entreprise, Cartier, au rayonnement de la création contemporaine et de ses libertés. Cartier est, en effet, l’une des premières entreprises françaises à s’être engagée en faveur de l’art contemporain en France. À l’époque, en 1984, la culture demeure un monopole d’état dont Cartier souligne les limites. Alain Dominique Perrin milite en faveur d’un art « libéré » d’une tutelle qu’il juge alors trop conservatrice.

Sollicité par le ministère de la Culture et de la Communication dirigé par François Léotard, Alain Dominique Perrin publie un rapport « Mécénat Français » en 1986. Un manifeste qui tente de concilier les exigences de l’entreprise en matière de communication, avec l’aide à la création. En d’autres termes, si l’entreprise recherche une audience, l’artiste attend un public. Plébiscité, ce plaidoyer préconise le rapprochement de deux mondes, d’un côté l’économie, de l’autre la culture. Il dynamite les idées reçues qui assimilent le mécénat à une forme d’aliénation de l’artiste.

Pour l’heure, il s’agit plutôt de mettre au service de la culture et des créateurs le formidable dynamisme de l’entreprise. Si pour Cartier le mécénat est alors envisagé comme un outil de communication, voire un engagement citoyen, il n’en demeure pas moins la réhabilitation d’une grande tradition héritée de la Renaissance, celle de défendeur des arts, l’art de notre époque, des artistes vivants, des créateurs d’aujourd’hui pour apprendre d’eux et leur donner en retour.La Fondation en sera l’expression, un vrai projet, précis, destiné à rapprocher l’art du grand public, à œuvrer au bénéfice des artistes. 

Pour un mécénat de la liberté
Liberté, le mot est lancé. Il est la clé du mécénat selon Cartier qui ouvre avec la Fondation Cartier pour l’art contemporain une page blanche à écrire. Ni musée, ni galerie, institution inclassable qui s’invente une personnalité bien à elle, la Fondation est totalement indépendante dans ses objectifs, ses choix, ses engagements, son fonctionnement. Elle doit, selon Alain Dominique Perrin, « privilégier l’ambition, opter pour la rigueur, la détermination et la justesse de ses choix ». Le prix de la liberté et de la réussite aussi, puisqu’elle va devenir l’un des acteurs essentiels de l’art contemporain et de la culture d’entreprise. 

Le mécénat à la source du dialogue
« Le mécénat, c’est la forme la plus subtile et la plus utile de communication, c’est l’honneur pour récompense ». Alain Dominique Perrin
Avec la Fondation, Cartier entame simultanément un dialogue avec l’extérieur et l’intérieur de l’entreprise. Au sein même de la Maison, elle est tout à la fois, un motif de fierté collective, un outil d’éducation du regard et de la pensée, un mode d’exigence et de dépassement et la source d’un enrichissement personnel. À l’extérieur, la Fondation occupe une place stratégique et pionnière. Ancrée dans une culture d’entreprise, elle est devenue un élément essentiel du paysage culturel national et international. Créative, inventive, tant dans sa programmation qu’à travers ses publications, elle insuffle un esprit de liberté reconnu et respecté par ses pairs.

« La » Fondation,  chronique d’une maturité annoncée
La Fondation, c’est comme cela qu’on l’appelle. Un raccourci qui confirme ce pourquoi elle est née : évoluer librement, être autonome. 
« Rien ne me réjouit plus que de constater que nombreux sont ceux qui ont oublié que la Fondation Cartier pour l’art contemporain est une fondation d’entreprise. Pour eux, elle est tout simplement La Fondation, et ceci est notre plus belle victoire ». Alain Dominique Perrin
Celle qui est née d’une conversation avec le sculpteur César sur les difficultés des artistes privés de soutiens et de conseils juridiques va devenir un lieu d’accueil pour l’art vivant. En 1984, La Fondation s’installe à Jouy-en-Josas dans l’ancienne propriété du baron Oberkampf, créateur de la toile de Jouy. C’est là que seront exposés les artistes dans le contexte de grandes expositions thématiques et de résidences de création. Ferrari en 1987,  La vitesse en 1991,  À visage découvert en 1991, Azur en 1993 ; le principe de l’exposition à thème se met alors en place. Il rapproche le grand public de la création contemporaine en proposant une vision éclectique de l’art qui lie les arts visuels, l’architecture, le design et la mode. Les artistes sont de tous horizons, espoirs à venir ou talents reconnus qui parfois reçoivent commande et dont les œuvres au fil du temps s’exposent ou s’installent au sein de la collection. Un patrimoine, une collection, le reflet d’une époque, destiné à voyager ou à faire voyager, à provoquer : émotions, surprise, admirations et interrogations.

261 boulevard Raspail
En 1994, la Fondation Cartier pour l’art contemporain s’installe dans un bâtiment de verre et d’acier qui lui ressemble, l’un des premiers projets de l’architecte Jean Nouvel à Paris.Au 261 boulevard Raspail tout y est à voir, dedans, dehors, l’art refuse les cloisons et le jardin de Lothar Baumgarten entre dans le décor autour du vieux cèdre planté par Chateaubriand. 
Sous l’impulsion d’Hervé Chandès, actuel Directeur Général, elle est devenue un lieu où les choses adviennent avec les Soirées Nomades, un lieu de réflexion et d’initiation avec la présentation d’artistes comme Matthew Barney en 1995, Francesca Woodman en 1998, Jean-Michel Othoniel en 2003, Chéri Samba et Marc Newson en 2004, Hiroshi Sugimoto, Raymond Depardon en 2005, Ron Mueck, Agnès Varda en 2006, David Lynch, Lee Bul et Robert Adams en 2007, Andrea Branzi, Patti Smith, César en 2008, Raymond Depardon, Paul Virilio, Beatriz Milhazes, William Eggleston et les artistes de l’exposition Né dans la rue – Graffiti en 2009. Viennent ensuite Beat Takeshi Kitano en 2010 et Mœbius en 2011.
À la croisée des chemins, elle convoque ces cultures du monde entier et ces artistes, éclaireurs, pèlerins ou poètes dont les œuvres voyagent dans le cadre d’une exposition itinérante ; ce sera le cas pour l’exposition Issey Miyake en 1998, qui, après Paris, sera présentée à New York et à Tokyo, celles de William Eggleston et de Takashi Murakami à Londres en 2002, celle de Pierrick Sorin en 2003 à Barcelone ou encore celle consacrée aux indiens Yanomami à Rio de Janeiro en 2004, puis la grande exposition de la collection de la Fondation Cartier à Tokyo au MOT en 2006 et celles de David Lynch à Milan en 2007 et à la Fondation Ekatarina à Moscou en 2009, Tierra Natal, Otro lugar comienza aquí, à Bilbao en 2010, William Eggleston, Paris – Kyoto au Hara Museum of Contemporary Art de Tokyo en 2010 et enfin, David Lynch, The Air Is On Fire au GL Strand à Copenhague en 2011.
Expression d’un mécénat pensé et gouverné, la Fondation fait du temps son meilleur porte-parole. Il confirme tout à la fois sa légitimité et sa fidélité à ses engagements premiers : maintenir une activité éclectique, visible, constante, ouverte, en mouvement, et travailler avec l’international pour perspective.

 
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