ART & CULTURE - LUXE & PRESTIGE

Photo: Cartier © - Bruno Moinard ©


Cartier

154 Champs-Élysées


Une adresse prestigieuse, avec l’Arc de Triomphe en toile de fond, pour une Maison au rayonnement international. 
 Cartier, « joaillier des rois et roi des joailliers », s’inscrit ainsi dans le patrimoine et la légende de Paris.Cette adresse mythique, à la fois écrin précieux et lieu de prestige et d’histoire, rouvre ses portes au mois de mai cette année. Pour célébrer cet événement, la Panthère, inspiration et emblème de Cartier, s’animera au sein de la boutique à travers une expérience interactive inédite et pleine d’émotion.
Ouvert  il  y  a  10  ans,  ce  temple  du  XXI ème   siècle  a connu une profonde métamorphose, née du désir de faire vivre à ses clients une expérience ultime au coeur  de la magie de Cartier.  Une véritable transformation pour cet hôtel particulier construit sous le Second Empire qui dispose désormais d’une majestueuse entrée sur la célèbre avenue.
On y pénètre par une ouverture monumentale, dont les vitrines de plus de sept mètres de haut mettent en scène la présence théâtrale de deux grands lustres en enfilade. Deux étages répartis sur 650 mètres carrés, un escalier en spirale, une ordonnance des pièces à la Française… Ici, comme à New York sur la Cinquième Avenue ou à Londres sur New Bond Street, Cartier perpétue la tradition d’une grande Maison. Un lieu d’exception entre salons privés, galerie de portraits, espaces thématiques dédiés aux diamants, à l’homme, à la joaillerie ou encore aux accessoires, qui s’ouvre sur un luxe subtil de détails choisis, d’extravagance mesurée et de confort ultime qui rendent hommage aux critères d’exigence et de raffinement propres à Cartier.

Nouvel écrin de référence, le 154 Champs-Élysées inaugure une série d’ouvertures et de rénovations à grande échelle : Chengdu, ville du centre ouest de la Chine, au printemps, Séoul et Tokyo à l’automne et enfin New York début 2016.
Ces projets stratégiques réaffirment le dynamisme et l’esprit pionnier qui caractérisent depuis toujours la Maison, avec la volonté de sublimer un héritage prégnant, mais toujours mis dans la perspective contemporaine de l’évolution de ses clients, de plus en plus cosmopolites et connaisseurs.

Le décor majestueux d’une adresse souveraine 
Huit mois ont été nécessaires à l’achèvement des travaux du 154 Champs-Élysées,  au  cours  desquels  l’intégralité  des  espaces  a  été  repensée.  Une transformation dont Bruno Moinard, architecte d’intérieur parisien, signe l’œuvre originale. Le sol : il alterne parquet Versailles et tapis de pierres d’Istrie serties de cabochons ton sur ton, encadrés d’un liseré doré.L’entrée : avec ses huit mètres de hauteur sous plafond et ses deux lustres de près de cinq mètres réalisés par le verrier d’art français Régis Mathieu*,  elle est encadrée de part et d’autre de trois balcons cintrés. Un espace  vaste et souverain, modernisé par des murs en chêne soyeux et de grands  panneaux en verre et tulle de fils d’or. L’escalier : dessiné en spirale, il se déroule avec majesté, parcouru d’une  rampe en bronze, le long de murs enduits et moirés à la main de pigments  naturels par l’atelier de l’artisan français Pierre Bonnefille**. Les tons : arcades couleur mastic ou blanc doré, panneaux de bois patinés  de bronze médaille, tapis rouge, chêne grisé… L’élégance des tons baignés  d’or et de lumière confère à l’espace une atmosphère lumineuse et sophistiquée.

Les Champs-Élysées et Cartier :une légende croisée
Si les Champs-Élysées naissent à la fin du XVII e  siècle, ils deviennent très vite le fief de la nouvelle aristocratie, au fil d’un programme d’urbanisme qui donne naissance à des hôtels particuliers, des palaces et des résidences. Ban-quiers et industriels investissent l’avenue, entraînant dans leur sillage artistes,écrivains  et  mécènes.  Et  c’est  ainsi  que  de  promenades  bucoliques qu’ils  étaient  au  XVIII e   siècle,  ils  se  métamorphosent  sous  l’influence d’Haussmann au début du XIX e  siècle, en une adresse capitale et moderne.Avenue  commerciale  certes,  mais  aussi  avenue  littéraire  où  se  jouent  à huis clos des rendez-vous de salons, avenue bordée de cafés à la mode et de célèbres hôtels où les écrivains du monde entier établissent leurs quar-tiers parisiens. Un monde traversé de personnages légendaires dont l’histoire croise tout d’abord celle de Louis-François Cartier, fondateur de la Maison. L’un d’entre eux réside au numéro 98, c’est la princesse Mathilde, cliente de Cartier, dont le salon fut le rendez-vous, entre 1870 et 1904, des frères Goncourt, de Flaubert, de Renan et de Taine. La princesse qui est la fille de Jérôme, frère de Napoléon, a quitté Saint-Pétersbourg en 1845 pour s’établir à Paris. Elle s’enflamme pour les créations de Cartier à qui elle commande près de deux cent pièces qui remplissent plusieurs pages du livre de comptesdu joaillier.

La plus belle avenue du monde
À quelques pas de là, au numéro 138, le banquier et milliardaire américain Vanderbilt s’installe dans une grande et belle maison de trois étages qu’il en-richit d’une précieuse collection de tableaux et d’objets d’art. Sa femme, Mrs Cornelius Vanderbilt, évolue dans un monde raffiné, nourri d’esthétique fin de siècle dont l’origine remonte à Oscar Wilde ou D’Annunzio.
Comme  elle,  une  génération  d’entrepreneurs  enrichis  dans  l’industrie  ou dans les spéculations financières rêve des splendeurs inspirées par Versailles. La décoration intérieure est alors de style XVIII e  traditionnel. C’est à cette époque  que  Cartier  s’intéresse  au  style  guirlande,  qu’il  va  développer  en conjuguant virtuosité, élégance et sens de l’épure. Cette nouvelle vision de la joaillerie va séduire les ambassadrices du bon goût qui font des Champs-Élysées la nouvelle adresse à la mode dans le monde.

Santos, Le fou volant des Champs-Élysées
C’est  donc  sur  les  Champs  que  les  choses  se  passent  et  l’aviateur  Santos- Dumont ne tardera pas à en faire la démonstration ailée. Brésilien, Alberto Santos-Dumont habite au numéro 150 de l’avenue. Une maison dans laquelle l’homme a imaginé un mobilier singulier tout en hauteur qui lui donne ainsi la sensation de planer. Ami et inspirateur de Louis Cartier, il est pour beaucoup dans la création de la célèbre montre qui porte son nom. À l’époque, en effet, l’aviateur souhaitait pouvoir lire l’heure tout en pilotant son avion, un biplan qu’il lui arrivait souvent de poser sur la contre-allée des Champs-Élysées au numéro 150. Une course dont l’élan se brise avec la guerre, pour mieux ressus-citer dans le sillage d’un Paris qui défile sur la plus belle avenue du monde, alors que le général de Gaulle délivre les insignes de la résistance réalisés par Cartier aux combattants triomphants.

 

Photo: Cartier © - Bruno Moinard ©

 
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