CHRONIQUES INTERNATIONALES - LUXE & PRESTIGE
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Rolex , Chopard , Chanel , Longines , etc..
Baselword 2010 (partie 1)

Le Baselworld, est véritablement la Mecque de  l’horlogerie internationale. à côté de nombreux petits évènements horlogers qui fleurissent désormais en Suisse, la foire de Bâle rassemble plus de 100 000 visiteurs pour découvrir les nouvelles collections de 1.915 exposants, de 45 pays.
Cette 38ème édition du Salon mondial de l’horlogerie et de la bijouterie qui s’est déroulé fin mars a été placée sous de meilleurs auspices que l’an dernier. Sans parler d’euphorie, c’est dans un climat moins morose que s’est clôturé le Baselworld avec une fréquentation en hausse de 7% et des exposants très satisfaits parmi les plus grandes Maisons horlogères.
Bien entendu, les amateurs et passionnés de gardes-temps exceptionnels ont été les plus gâtés. Le retour du classicisme est une tendance forte cette année, une conséquence de la crise sans doute mais on trouve toujours dans les allées du Salon des montres fantastiques aux looks incroyables et à la technique la plus
innovante.

Eloge de la sobriété et de la tradition
Que ce soit chez Chopard, Bell & Ross, Porsche Design, Tudor ou Longines, l’année 2010 a été placée sous le signe de la sobriété, du vintage et de la tradition. 
L’élégance et la sobriété sont partie intégrante du patrimoine horloger de Chopard. Pour ses 150 ans, la société a choisi de mettre ce savoir-faire en lumière en présentant le modèle L.U.C 1937. Une montre en acier, ancrée dans la tradition des montres classiques et intemporelles, équipée du nouveau calibre automatique L.U.C 1.010 certifié par le Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres (COSC).  Ce modèle
anniversaire fait l’objet d’une édition limitée. Au cours de ses 150 ans, l’histoire de Chopard fut marquée par moult moments décisifs. L’année 1937 est l’une des ces étapes
charnières puisque c’est à cette date que Paul-André
Chopard, petit fils du fondateur, choisit de quitter le Jura qui a vu naître l’atelier de Louis-Ulysse Chopard pour
établir la marque à Genève. C’est dans ce canton que Chopard connaîtra par la suite le succès que l’on sait. Pour rendre hommage à ce moment important de son histoire, la Manufacture présente le modèle L.U.C 1937 qui, par ses lignes sobres et pures, intègre un pan du patrimoine horloger de la Maison. Le modèle L.U.C 1937 propose un boîtier en acier de 42 mm de diamètre présentant un profil novateur avec couronne vissée et twistée à 16h, lui assurant ainsi un grand confort au porter tout en garantissant une étanchéité à 100 mètres. Il présente des finitions satinées verticales sur les flancs et un fond saphir. De couleur ardoise, le cadran se caractérise par un satiné soleil centré sur le logo Chopard à 12h et par des chiffres romains appliqués. Sous une glace saphir traitée antireflets, il affiche les indications heures, minutes, seconde centrale, date à guichet à 6h et propose la fonction stop-seconde pour une mise à l’heure aisée et précise. Le modèle L.U.C 1937 bat au rythme du nouveau calibre L.U.C 1.010, mouvement mécanique à remontage
automatique. Sa construction visant à une fiabilité sans faille se singularise par sa couronne à 4h, ses 60 heures de réserve de marche, ses 31 rubis et sa fréquence de 28’800 alternances/heure. Montre masculine à la subtile élégance, la nouvelle L.U.C 1937 est proposée sur bracelet cuir noir avec une boucle ardillon en acier. Ce modèle anniversaire est réalisé en une série limitée de 1937 exemplaires.

Chez Bell & Ross, on a choisi de se replonger dans les archives et dans l’Histoire afin de dévoiler la collection « Vintage » qui s’inspire des années 40. Bell & Ross a créé les montres « Vintage » pour rendre hommage aux militaires, en particulier les pilotes des années 1940, qui furent les premiers professionnels à considérer la montre de poignet comme un outil au service de leur mission. Fidèles à cet esprit, les nouvelles montres « Vintage » sont simples, fonctionnelles et intemporelles. Magnifique exemple du savoir-faire Bell & Ross, cette nouvelle collection « Vintage » signe la cohérence et la complémentarité entre toutes les collections. Nouveau grand classique Bell & Ross, la « Vintage Heritage » annonce l’arrivée d’une collection complète à l’esprit Vintage et authentique.

Bell & Ross a réuni dans une même montre l’authenticité des montres d’époque et les principes de lisibilité d’un tableau de bord. Chaque pièce en témoigne à sa façon.
La collection « Vintage Heritage » est déclinée en deux mouvements de qualité : une version authentique heures, minutes, secondes (BR 123) et une version avec chronographe (BR 126). Le boîtier rond, de forme classique, rappelle les montres de poignet anciennes et présente une ergonomie adaptée aux exigences de confort de l’homme moderne. Le gabarit en acier de 41mm finition carbone de la BR 123 abrite un mouvement automatique ETA 2895 et celui de la BR 126 un mouvement ETA 2894 qui comporte en plus des fonctions heures, minutes, secondes, un chronographe deux compteurs ( 60 et 30 secondes). La finition en carbone noir mat antireflet s’inspire de la couleur du tableau de bord des cockpits dont la fonction était de faciliter la lecture des cadrans par contraste en supprimant les reflets. Le verre bombé d’époque est réalisé en saphir via des techniques perfectionnées. Le choix d’un matériau de haute résistance rappelle l’usage intensif réservé à l’instrumentation de bord. Le bracelet en cuir naturel, à l’instar des montres anciennes, prend une patine caractéristique avec le temps. Le cadran au graphisme épuré optimise la lisibilité en s’inspirant des horloges de bord. La finition des aiguilles, index et chiffres est de couleur sable, en rappel de la couleur des cadrans des montres anciennes.

Chez Porsche Design, on a également décidé de remettre à l’honneur les montres anciennes avec le nouveau chronographe en titane P’6530. La réédition de ce classique est en même temps le premier garde-temps de la collection Heritage exclusive qui sera élargie de plusieurs modèles ces prochaines années. Ce chronographe dont le boîtier et le bracelet sont entièrement en titane, est limité à 911 pièces (clin d’œil au célèbre bolide Porsche) et se veut donc extrêmement résistant tout en offrant un haut niveau de confort du fait de la légèreté de son matériau, nettement plus léger que l’acier inoxydable. Légèreté et solidité extrêmes: le message a gardé toute son actualité par rapport à 1980, lorsque Porsche Design révolutionna le monde de l’horlogerie en présentant le premier chronographe en titane. Aujourd’hui, 30 ans après les premiers tours d’aiguilles de ce chronographe de légende, Porsche Design remet ce grand classique à l’honneur avec une réédition d’une grande fidélité à l’original. L’Heritage P’6530 mise sur les mêmes atouts que son illustre prédécesseur : des formes claires et pures, des poussoirs intégrés dans le boîtier entièrement microbillé, et un fin bracelet en titane. Seul le diamètre a été adapté à la tendance actuelle pour passer à 44 millimètres. Si ce chronographe est aussi agréable à porter, c’est aussi en raison des nombreux avantages offerts par le titane : non content d’être extrêmement léger, le titane est particulièrement bien toléré par la peau et très résistant à la corrosion. De plus, ce chronographe possède une glace saphir antireflets double face inrayable et reste étanche jusqu’à 60 mètres. Sur son cadran, l’Heritage P’6530 affiche non seulement l’heure mais aussi le jour et la date. La petite seconde se situe à 9 heures. Sous le chiffre «12», on trouve un compteur de 30 minutes, et au-dessus du «6», un compteur de 12 heures. L’échelle tachymétrique imprimée sur la glace saphir affiche les vitesses entre 55 et 300 km/h à l’aide de l’aiguille rouge des secondes. Les aiguilles sont entraînées par le mouvement chronographe ETA 7750 certifié COSC qui offre une réserve de marche de 48 heures. Comme tous les autres produits de la marque, cette montre adhère totalement à la philosophie de Ferdinand Alexander Porsche, dont l’ambition était de créer des produits qui puissent être de véritables compagnons de vie. Mais patience, le lancement n’est programmé qu’au quatrième trimestre 2010.

Quant à la ligne Tudor Heritage, il s’agit d’un développement de la gamme la plus sportive de Tudor, déjà entamé l’année dernière avec les nouvelles séries Hydronaut II et Grantour et directement inspiré par le mythique chronographe Tudor Oysterdate des années 1970. Les références stylistiques et techniques au monde des courses automobiles sont nombreuses. Elles vont de l’aérodynamisme de la ligne et du design plus accrocheur jusqu’à la fonction chronographe, permettant de mesurer des intervalles de temps très brefs, en passant par les éléments de protection de la couronne et des poussoirs. Quant au cadran — gris, noir ou encore noir et gris —, il joue sur un effet tridimensionnel et comporte des détails soulignés en orange, une esthétique à laquelle contribue aussi la lunette graduée tournante en aluminium anodisé. Le graphisme original des cadrans est directement inspiré par l’Oysterdate des années 1970, tandis que le boîtier a été adapté au goût sportif d’aujourd’hui en portant le diamètre du nouveau Tudor Heritage Chrono à 42 millimètres, contre 40 pour le modèle original. L’attache au poignet est elle aussi nouvelle. Elle offre la possibilité d’y fixer un bracelet rigide en acier avec fermoir de sécurité ou un nouveau bracelet en toile noir, gris et orange, avec une boucle inspirée par les ceintures de sécurité des voitures d’époque. Cette nouvelle voie sur laquelle Tudor s’est engagé en 2009 s’inscrit dans la continuité de l’histoire de la marque. Les nouveautés de 2010, et celles des années à venir, confirmeront la cohérence de cette ligne, fruit d’un équilibre optimal entre performances et élégance.
Pour terminer, attardons-nous sur la magnifique pièce présentée par Longines : la Lindbergh’s Atlantic Voyage Watch : un élégant chronographe en acier ou or rose de 47.5 mm doté d’un fond à couvercle s’ouvrant sur une glace saphir. Ce nouveau garde-temps de la maison de Saint-Imier est une réédition de la pièce créée en 1933 par Longines spécialement pour Lindbergh à l’occasion de son périple aérien entrepris à travers le Grand Nord.
En 1933, le pilote américain Charles Lindbergh entame un périple aérien de 47.000 km autour de l’Atlantique nord en compagnie de son épouse. Pour cette expédition, Lindbergh choisit de s’équiper d’un avion puissant, doté d’un moteur de 710 CV avec une hélice à pas variable et muni de deux postes radio ainsi que d’un canot pneumatique en cas d’amerrissage forcé. Son appareil est baptisé « Tingmissartoq » en cours de route, ce qui signifie, en esquimau, « celui qui vole comme un grand oiseau ». Ses instruments de navigation comprennent un compas gyroscopique directionnel, un horizon artificiel, un indicateur de givrage ainsi que deux compas apériodiques, soit le matériel le plus performant de l’époque. Mais Lindbergh emporte également avec lui un chronographe Longines développé spécialement par la maison horlogère de Saint-Imier pour son vol par le Groenland et le Grand Nord.
Ce garde-temps est muni d’un mouvement chronographe pour montre-bracelet avec un mécanisme de compteur de 30 minutes. Mesurant le temps avec une précision de l’ordre du 1/5e de seconde, son dispositif de chronographe est complété d’un tachymètre permettant de mesurer des vitesses jusqu’à 500 km/h. Avec les conditions de vol auxquelles s’exposait le couple Lindbergh, un garde-temps fiable constituait une des dernières sécurités en matière d’instrument de navigation. La mise au point par Longines de ce garde-temps pour le périple aérien de Lindbergh et son épouse autour de l’Atlantique Nord s’inscrit dans la relation de confiance nouée entre le pilote américain et la marque suisse.
Aujourd’hui, Longines réédite ce garde-temps, nommé Longines Lindbergh’s Atlantic Voyage Watch. Dans une taille de 47,50 mm de diamètre, ce chronographe-bracelet mécanique est muni d’un mouvement à remontage automatique. Fidèle à la pièce originale, il affiche une petite seconde à 9h et un compteur de 30 minutes à 3h. Indiquant l’heure et la mesure du temps au moyen d’aiguilles en acier bleui dont la course s’effectue sur un cadran à l’extérieur blanc et à l’intérieur argenté, Longines Lindbergh’s Atlantic Voyage Watch est muni d’un tachymètre permettant l’évaluation de vitesses allant jusqu’à 500 km/h. Recouvert d’une glace saphir, ce garde-temps dispose d’un fond transparent, protégé par un couvercle, révélant les battements de son mouvement. Il est équipé d’un bracelet en alligator véritable brun.

Les montres de plongée font toujours rêver
Quand on parle de montres de plongée, c’est immanquablement à Rolex que l’on pense en premier. Cette année encore, nous ne sommes pas déçus avec les deux nouvelles versions de la Submariner Date. Après les modèles en or jaune ou gris en 2008, les modèles or et acier en 2009, c’est au tour du best-seller de chez Rolex, l’incontournable Rolex Submariner Date d’être équipée, à partir de cette année, de la désormais fameuse lunette unidirectionnelle en Cerachrom. Autre innovation et non des moindres, la Submariner Date sera équipée d’une lunette noire, classique, ou d’une lunette en Cerachrom verte et d’un cadran assorti.
Rolex présente cette année non pas un, mais deux nouveaux modèles de Submariner Date en acier qui remplacent les anciennes références, les 16610 et la 16610 LV. Quintessence de la montre de plongée, référence absolue en la matière, la Submariner s’offre le luxe de s’être affranchie de l’élément qui l’a vue naître en 1953, sans rien renier de ses origines aquatiques. Familière des fonds marins, un univers où elle demeure l’instrument de base de tout plongeur, elle a depuis longtemps conquis la terre ferme, s’y imposant là aussi comme le symbole de la montre d’action. Étanche à 100, 200 puis 300 mètres de profondeur au fil des développements successifs qui ont suivi son lancement, la Submariner n’a cessé de symboliser la suprématie de Rolex en matière d’étanchéité.
à l’abri du temps comme elle l’est des éléments, elle se décline aujourd’hui dans une version acier parée de nouveaux atours. Son boîtier de 40 mm en acier 904L, synonyme de robustesse, d’étanchéité et de résistance à la corrosion, s’enrichit d’une nouvelle lunette tournante munie d’un disque Cerachrom noir — ou vert pour le modèle avec cadran vert — pratiquement inrayable avec graduations en platine.
Habituée de la pénombre des fonds marins autant que des ambiances feutrées, cette nouvelle Submariner Date offre une exceptionnelle lisibilité du cadran grâce aux index et aux aiguilles recouverts de matière lumineuse Chromalight. Son mouvement mécanique muni du rotor Perpetual et du spiral Parachrom est le gage d’une précision chronométrique et d’une fiabilité renforcées. Sa lunette tournante unidirectionnelle graduée permet quant à elle de lire le temps d’immersion en toute sécurité.
Ce nouveau modèle fait également la part belle au confort grâce au fermoir Rolex Glidelock, qui permet un ajustement tout en finesse de la longueur du bracelet. Car à la terre comme à la mer, le lien profond qui unit la Submariner à son porteur repose aussi sur la charge émotionnelle que dégage cette montre à l’irrésistible pouvoir de séduction.

Si je vous dis Chanel, vous pensez montre de plongée? Et bien non ! Et pourtant c’est une vraie plongeuse que la maison de la Rue Cambon nous propose avec la Chanel J12 Marine. Disponible en trois versions et deux tailles (38 mm et 42 mm), cette nouvelle montre au boitier céramique, étanche à 300 mètres et dotée d’un bracelet caoutchouc, s’avère particulièrement réussie, et devrait, une fois encore, séduire autant les hommes que les femmes. Mixte, la J12 Marine l’est sous toutes ses facettes. Sur l’eau elle conserve son caractère sport-chic grâce à une boite en céramique high-tech microbillée (version noire) ou polie (version blanche) et une glace saphir traitée antireflets de couleur bleue pour la version noire ou incolore pour la version blanche. Sous l’eau, elle s’adapte aux éléments et devient une incontestable plongeuse résistante à une pression équivalente celle d’une profondeur de 300 mètres. Elle est également dotée d’épaulements et d’une couronne vissée en acier protégée avec cabochon en céramique. Dans l’une de ses versions noires, cette J12 des grands fonds est ourlée d’une lunette en céramique high-tech bleue lui conférant puissance et raffinement. Comme la lunette, les aiguilles des secondes et des minutes sont revêtues d’une robe en céramique d’un bleu océanique.
Conçue pour les amoureux de la mer, la J12 Marine possède tous les attributs d’une véritable montre de plongée professionnelle : une lunette tournante unidirectionnelle crantée et équipée d’un disque en saphir (version blanche), graduée 60 minutes pour une lecture précise du temps de plongée, des aiguilles, index et du chiffre 12 en relief luminescents pour une parfaite lisibilité dans l’obscurité ainsi que d’un bracelet caoutchouc mat ajouré facilitant l’évacuation de l’eau. Référence à l’énergie des courants, le fond de sa boîte est gravé de vagues stylisées. Enfin, se fondant dans cet univers d’une blancheur transatlantique (pour la version blanche bien évidemment), une petite pastille luminescente illumine subtilement la lunette à 12 heures. Fiancée des abysses, la nouvelle J12 conserve naturellement l’ADN du dessin originel qui a conféré à la J12 son statut de montre icône du 21ème siècle. La robustesse amphibie de son bracelet, en caoutchouc composite hautement résistant à l’eau, aux chocs, aux rayures et aux ultraviolets, n’est pas sans rappeler la solidité de la céramique de la version classique.  Cadran en laque noire ou blanche, mouvement suisse mécanique à remontage automatique, la J12 Marine demeure une J12 : pratique, précise, d’une implacable simplicité, comme les montres d’hommes que Mlle Chanel aimait emprunter à ses amants.

 

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